Loi sur les droits des travailleurs
La loi de 2025 sur les droits du travail (ERA) a reçu la sanction royale et est entrée en vigueur à la fin de l'année dernière. Ceci marque l'aboutissement d'un long processus, durant lequel le gouvernement a consulté les entreprises et les syndicats sur les mesures à inclure dans la législation. Il est désormais essentiel que les entreprises s'attachent à bien comprendre les détails afin d'être prêtes pour les changements introduits par la loi. Nous examinons ici le contenu de la loi et les mesures que les entreprises peuvent prendre pour s'y préparer.
La loi sur les droits du travail
La loi vise à moderniser les droits des travailleurs, à renforcer leur protection et à promouvoir une rémunération équitable et une plus grande flexibilité dans la vie professionnelle. Les principales réformes comprennent :
- Protection contre le licenciement abusif après six mois d'ancienneté et suppression du plafond des indemnités.
- Interdiction des contrats zéro heure et nouvelles restrictions sur les pratiques de licenciement et de réembauche.
- Renforcement des protections contre le harcèlement et rétablissement des protections contre le harcèlement par des tiers.
- le droit de demander des modalités de travail flexibles dès leur premier jour de travail.
- Amélioration des droits en matière de congé familial et nouveaux droits au congé en cas de fausse couche.
- Réintroduction du système à deux vitesses en matière de main-d'œuvre dans le cadre des contrats externalisés.
- Disponibilité d'un congé de paternité et d'un congé parental non rémunéré dès le premier jour d'emploi.
- Mise en œuvre d'un processus d'accords de rémunération équitable dans le secteur des services sociaux pour adultes en Angleterre et dans les secteurs des services sociaux en Écosse et au Pays de Galles.
Que va-t-il se passer ensuite ?
- La réforme de l'égalité des chances (ERA) sera mise en œuvre par étapes sur une période de deux ans. Le gouvernement affirme que cela permettra aux employés et aux employeurs d'avoir le temps de planifier et de se préparer.
- La plupart des dispositions de cette loi entreront en vigueur le 6 avril ou le 1er octobre de cette année.
- Les premières mesures abrogent la législation précédente et rétablissent la capacité des travailleurs à entreprendre des actions revendicatives sans obstacles juridiques excessifs.
- Les droits aux indemnités légales de maladie et au congé de paternité, ainsi que le lancement de la Fair Work Agency, entreront en vigueur en avril prochain.
- Le gouvernement a publié une feuille de route détaillant les plans de mise en œuvre prévus pour toutes les mesures de l'ERA. Il réaffirme son engagement à respecter le calendrier établi et s'engage à fournir des mises à jour et un soutien continus tout au long de l'année 2026.
Changement significatif
L'ERA marque un tournant important en matière de droits des travailleurs et de droits des syndicats, et elle a constitué un pilier essentiel du programme gouvernemental.
Cet objectif a été atteint grâce à un processus de consultation et de compromis sur les questions clés relatives aux premières étapes de l'emploi.
Cette approche restera nécessaire pour les nombreux détails qui restent à régler et qui feront désormais partie de la législation secondaire, selon Peter Cheese, directeur général du Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD), l'organisme professionnel des RH et du développement du personnel.
Clarté pour les employeurs
Cheese déclare : « Cela apporte désormais de la clarté aux employeurs et fixe un calendrier permettant aux entreprises de se préparer aux nombreux changements, et de revoir les pratiques et politiques clés en matière de gestion du personnel, dont certaines doivent être mises en œuvre dès maintenant. ».
« Face à autant de changements, il sera crucial que le gouvernement fournisse une communication claire et préalable, ainsi que des conseils pratiques et un soutien aux employeurs. Et qu'il le fasse en temps opportun, notamment pour les petites organisations qui ne disposent pas de services RH internes. »
Long voyage
Les organisations patronales britanniques ont joué un rôle essentiel dans les consultations relatives à l'ERA. Elles affirment que, malgré un long chemin parcouru, il reste encore beaucoup à faire.
Maintenant que la loi est entrée en vigueur, les entreprises, les syndicats et le gouvernement doivent s'attacher à en préciser les modalités d'application afin que chacun soit prêt pour les changements à venir. Il est essentiel que cela comprenne une consultation sur la législation dérivée, qui régira la plupart des aspects pratiques quotidiens des droits des travailleurs.
Principales préoccupations
Kate Shoesmith, directrice des politiques de la Chambre de commerce britannique (BCC), déclare : « Les entreprises sont claires sur le fait qu'elles ont encore de sérieuses inquiétudes quant à la faisabilité et aux coûts de plusieurs autres pouvoirs prévus dans le projet de loi.
« Ces questions comprennent notamment celles relatives aux contrats à durée garantie, aux travailleurs saisonniers et temporaires, aux seuils de déclenchement d'actions syndicales et à l'application pratique des règles syndicales. ».
« Il est extrêmement important que des accords viables soient trouvés grâce à des discussions plus approfondies, en utilisant le modèle tripartite qui a conduit au compromis sur le licenciement abusif. ».
« Les entreprises, en particulier les plus petites, auront besoin de beaucoup de soutien et de conseils de la part du gouvernement pour s'assurer qu'elles prennent les bonnes décisions et mettent en place les politiques et les processus adéquats. »
Des milliards de dollars de prestations
Le Congrès des syndicats (TUC) a salué l'ERA, affirmant qu'elle contribuera à injecter environ 10 milliards de livres sterling dans l'économie britannique.
Une évaluation d'impact gouvernementale actualisée suggère que les modifications apportées aux droits des employés s'avéreront « très positives pour la société », 18 millions de travailleurs bénéficiant directement de meilleures conditions de travail et d'une sécurité d'emploi accrue.
Le gouvernement a déclaré que les réformes contribueront à rehausser le niveau de vie, à améliorer la santé et le bien-être et à aider davantage de personnes à conserver leur emploi.
Paul Nowak, secrétaire général du TUC, a déclaré : « Trop souvent dans ce débat, les faits sont ignorés. Or, des droits renforcés au travail sont bénéfiques pour les travailleurs et les employeurs : ils augmentent la participation au marché du travail, améliorent la santé, accroissent la productivité et stimulent la demande. »















