Salaire minimum vital national
Début avril, le taux du salaire minimum national (NLW) est revalorisé et il est crucial de ne pas se laisser berner. Le non-respect de la législation relative au NLW et au salaire minimum national (NMW) peut s'avérer très coûteux pour les employeurs. L'année dernière, certains employeurs ont été contraints de rembourser des millions d'euros d'arriérés de salaires, en plus des amendes. Leur réputation est également en jeu, car l'administration fiscale (HMRC) publie publiquement les noms des contrevenants. Nous vous présentons ici les nouveaux taux et les démarches à suivre pour vous assurer de votre conformité.
Le NLW et le NMW
Toute personne travaillant âgée de 21 ans ou plus et n'étant pas dans sa première année d'apprentissage a légalement droit au salaire minimum national.
Malgré son nom, ce taux correspond en réalité à un salaire minimum national pour les plus de 20 ans. Le gouvernement s'est engagé à l'augmenter chaque année.
Le taux du salaire minimum national (NLW) change chaque année en avril et les employeurs devront s'assurer de rémunérer correctement leur personnel, car le NLW sera appliqué avec autant de rigueur que le salaire minimum national (NMW).
Le tableau ci-dessous présente les taux NMW et NLW applicables à compter du 1er avril 2026 :
| Apprentis* | 16 et 17 | 18-20 | 21 ans et plus | |
|---|---|---|---|---|
| NMW | £8 | £8 | £10.85 | – |
| NLW | – | – | – | £12.71 |
*Moins de 19 ans, ou 19 ans et plus en première année d'apprentissage
Qui n'est pas tenu de percevoir le salaire minimum national ?
Le salaire minimum national (SMN) et le salaire minimum légal (SML) s'appliquent à tous les travailleurs, à quelques exceptions près, telles que :
- ceux qui sont véritablement des travailleurs indépendants
- travailleurs qui sont encore en âge de scolarité obligatoire
- administrateurs de société
- bénévoles et travailleurs bénévoles
- membres de la famille vivant dans la maison familiale et travaillant dans l'entreprise familiale
- des personnes extérieures à la famille qui vivent et travaillent avec la famille, par exemple des jeunes au pair
- étudiants effectuant un stage en entreprise dans le cadre d'études supérieures ou d'une formation continue, ou un stage en entreprise d'une durée maximale d'un an.
Il existe d'autres exceptions au salaire minimum national et au salaire minimum légal. Consultez ce lien pour plus d'informations.
Attention au piège de l'entreprise familiale
Bien qu'une exemption soit prévue pour les membres de la famille travaillant dans l'entreprise familiale et résidant au domicile de l'employeur, le règlement vise spécifiquement la famille de l'employeur. Si l'entreprise familiale (c'est-à-dire l'employeur) est une société à responsabilité limitée, elle n'est pas considérée comme ayant une famille. Même si l'entreprise familiale exerce son activité sous la forme d'une entreprise individuelle ou d'une société de personnes, seuls les membres de la famille résidant effectivement au domicile de l'employeur sont exemptés.
Violation des lois NMW
Le gouvernement peut infliger des sanctions aux employeurs qui sous-paient leurs employés en violation de la législation sur le salaire minimum. Ces sanctions peuvent atteindre 200 % des arriérés dus aux employés. Le montant maximal de l'amende est de 20 000 £ par employé.
La pénalité est réduite de 50 % si les salaires impayés et la pénalité sont réglés dans un délai de 14 jours.
Le gouvernement publie périodiquement une liste des employeurs qui ne respectent pas la réglementation. Les raisons de ce non-respect sont diverses et incluent notamment le versement de pourboires en plus du salaire et la déduction de sommes pour les uniformes.
Dénoncer publiquement
Cette année, le gouvernement a publiquement dénoncé près de 400 employeurs qui ne respectaient pas le salaire minimum pour leurs employés les moins bien payés.
Ensemble, ces entreprises ont été reconnues coupables de ne pas avoir versé à leurs employés plus de 12,5 millions de livres sterling, en violation de la loi sur le salaire minimum national, laissant ainsi environ 60 000 travailleurs lésés.
Les entreprises citées par le gouvernement allaient des grandes enseignes aux petites entreprises et aux travailleurs indépendants. Le gouvernement a réaffirmé qu'aucun employeur n'est exempté du versement du salaire minimum légal à ses employés.















